Le secret de mon passé
Lorsque j’étais petit, j’avais hâte de devenir une grande personne. Aujourd’hui, je donnerai tout pour revenir à mon âge d’enfant lorsque j’avais huit ans. Je n’avais pas compris qu’à ce bel âge, tout était beau. Je me sentais aimé, je profitais de ces jours paisibles entouré de ma famille et de mes amis.
Aujourd’hui, presque personne ne peut plus répondre à mes incompréhensions et ainsi résoudre mes peurs. Les questions restées sans réponses se retrouvent dans les tiroirs de l’oubli.
Ce fameux passé qui m’aide à construire le présent pour mieux préparer l’avenir, ne serait-ce pas juste un éclair survolant au-dessus de nous comme un mirage à l’horizon ? Je ne sais.
Il y a des choses dont nous ne parlons à personne car elles restent au plus profond de nous mêmes. Toute ma vie, j’ai gardé en mon corps une terrible épreuve à laquelle j’ai assisté de loin étant démuni de toute part.
Un de mes amis que j’avais rencontré le long d’un chemin creux au milieu de la lande dans mes Montagnes de l’Arrée, avait commis l’irréparable en se séparant de son monde.
Il avait juste écrit ses mots si doux et si réalistes :
« Michel, ne fais pas comme moi, reste toi même, ne regarde pas derrière ! La seule chose que je n’ai pas faite, c’était de me retourner ».
La baie de la paroisse du « Relais du Mont » en était devenue sa sépulture.
Mes larmes coulent encore tout en la regardant.
Dieu en est le seul à le savoir

L’Homme aux mille visages
Puisque nous t’aimons trop pour te retenir alors que le vent te mène et que la vie t’apprenne, cette force de penser que le plus beau jour reste à venir. C’est ainsi que j’ai vu que tu as pu réaliser tes rêves et ta réalité lorsque tu m’as quitté. J’aurai pu tout abandonner et te laisser vivre à ta façon, seulement je n’ai pas eu envie de te dire au revoir à ce moment-là, j’ai voulu attendre encore un peu.
Je t’ai connu il y a de nombreuses années et j’ai pu me rendre à l’évidence que tu pouvais autant aimer qu’être aimé. Je l’ai vu à travers le temps. Malgré cela tu as fait des erreurs et tes souhaits ne sont devenus que des idées inimaginables, j’en ai pleuré de tout mon corps.
Tu as traversé des lacs entiers et des montagnes, descendu des ravins et tu as réussi à y gravir mon échelle en y laissant des émotions plus ou moins agressives, sans qui, tu ne laisses aucune mauvaise trace aujourd’hui.
Tu as toujours été atypique et tu as tout le temps fait comme, toi tu le voulais même à l’encontre des personnes te disant le contraire. Parfois tu t’es perdu, parfois tu as gagné.
Aujourd’hui encore, je peux t’assurer que tu peux gravir la plus haute montagne du monde et y accrocher ta bannière la plus présente dans ton coeur. Tu as tout le temps voulu le bien et parfois le mal. Je t’en ai toujours donné raison dans beaucoup de situations.
J’ai pu remarquer que dans ta vie, tu voulais le simplisme et le sobre aimant sans fioritures, le simple et l’élégant, le jeu et l’ironie, le cinéma et la vie.
Tu t’es montré sur plusieurs facettes sans véritablement dévoiler ton vrai visage à qui-conque, même aux personnes qui t’avaient laissé croire de pouvoir t’aimer.
Lorsque je t’ai découvert pour de vrai, je me suis senti bien seul à vrai dire car tu m’en étais inconnu alors j’ai essayé de comprendre ce qu’il s’était passé en ton âme pour que tu m’apparaisses comme celui que j’avais à mes côtés.
Je t’ai voulu comme époux et père pour que tu puisses être heureux au plus profond de toi-même et tu as pu me montrer que je ne t’avais pas laissé le choix en me montrant du doigt comme si j’étais responsable de ton existence et de ton changement.
Tu m’as dit un jour être ton seul ami car il n’y avait que moi qui pouvait te satisfaire. Aujourd’hui, j’ai compris que tu disais vrai car personne ne peut se mettre sobrement à tes côtés.
Nous nous sommes épousés il y a peu et j’en suis heureux que tu aies gardé la confiance que j’avais pour toi. Ainsi je suis conscient que ta vie peut changer et que si ce jour arrive, tu devras être le seul à en prendre la décision.
Tu prendras le droit de faire évoluer les choses le temps d’un instant sans que j’intervienne en te l’interdisant. Il n’y a que toi qui décide et uniquement toi. Je ne vais pas t’en vouloir de me remplacer car cela sera ton choix et uniquement le tien. Tu feras comme d’habitude en me posant la question et sans t’inonder t’interrogations, je te répondrais : « Vas-y !! ».
Il n’y a pas de saisons pour vivre ici et tu m’en as prouvé assez de fois pour que je m’en rende compte. Un jour, tu t’étais envolé en me disant vouloir vivre autre chose ailleurs et finalement tu es revenu en m’annonçant que tu ne pouvais vivre qu’à mes côtés car tu avais peur de l’inconnu et que tes aimants t’oublient à jamais.
Tu es là à mes côtés, jour après jour en y laissant ton corps et tes envies.
Le signe qui te fera changer d’avis pour en savoir davantage, se fera au moment où une main innocente sortira de terre et te fera venir vers elle. Saches-le !
Je suis conscient que tu t’en veuilles pour des choses que tu ne trouves pas prioritaires et qu’au fond de toi, cela t’angoisse. Si tu m’en parles, c’est que cela ne te plait pas. Alors je comprends tout à fait lorsque le sujet est en cours de l’une de nos conversations, tu prends le devant en me disant de ne plus en parler, avec respect et sobriété.
Mais alors, le veux-tu réellement ou bien est-ce par orgueil ou par jalousie que tu en parles.
Tu te complais dans ce monde et tes rêves en sont devenus réalités. Nous en avons vécu tous les deux et pour cela, je t’en remercie. Ainsi j’en avais tant rêvé que cela puisse se réaliser.
Sur ce point ce n’est pas de la chance, c’est juste le mot manquant à ton histoire.
Continue de cette façon, non pas de croire, au contraire de le faire car depuis quelques temps, tout devient réel.
Les rêves dont tu ne veux pas, laisse-les dormir à jamais dans tes tiroirs personnels qui t’appartiennent et que personne ne découvrira.
Je vais t’aimer, encore et encore, pour la vie.
Et si tu t’en donnes l’envie, tu pourras alors découvrir le trésor qui t'attends et tu trouveras les bonnes clefs pour ouvrir les portes de ta somptueuse résidence dont tu ne parles jamais.
Etat d'esprit historique
Il aura vécu le temps des Carolingiens, des Valois et des
Bourbons au même moment qu'il aura découvert les châteaux de Blois, d’Amboise, de Rohan ou
encore même celui de Villandry.
Il aura mêlé la Belle Époque avec La Renaissance, la
Restauration avec le siècle des Lumières.
Il aura compris que son époque est nullement la sienne, car
son pays d’aujourd’hui veut détruire et oublier l’histoire où tant d’hommes, de
femmes et d’enfants y ont laisser leurs âmes dans les plus profondes ténèbres
pour qu’un jour, ce royaume dit de La France, aura pu obtenir son étendard.
Son pays n’a rien de noble ! Les armes de la famille royales
ont disparus !
Le Lys n’est plus qu’une fleur et non pas l’Emblème de la
Nation.
Il dira dans le plus profond de lui-même que ce pays est
devenu : « Le Royaume de la Honte » !
L’orgueil, la fierté et la vanité sont devenus un art
abstrait que l’homme voit comme une étoile.
Qu’il s’en détrompe !
L’humain s’autodétruit.
L’homme est un loup pour l’homme

Pen ar Bed, suivez la ligne d’horizon !
F comme Force
I comme Indispensable
N comme Nervosité
I comme Imaginaire
S comme Sérénité
T comme Transmission
E comme Echange
R comme Roc’h
E comme Extraordinaire

La Destruction
Au deuxième jour des morts, de l'an deux mille vingt-trois,
tu laissera des traces dans l'histoire de ma Bretagne. Ta violence, ta force, a
tout dévasté sur ton passage. Mes forêts sont devenues clairières, mes arbres
centenaires ne sont plus que des débris fragilisés par ta haine, Tu n'as
épargné aucun endroit. De la haine s'en sort de la plénitude car après
plusieurs heures, ma vie s'est arrêtée.
Plus aucun bruit, la vie de tas de Bretons, s'en est allée au
pays de la vie éternelle. Tu ne nous laisse que des larmes de tristesse pour
pleurer sur des visions d'horreur. Ma vie de beauté que j'ai connu dans le
temps passé n'a plus de sens. Mes châteaux sont orphelins de leurs beaux
arbres. Leurs parcs et jardins sont démunis de cette haine qui sort de ton
ventre.
La beauté de ma côte n'est plus, elle est devenue un sol de
désolation. Mes digues n'ont pas résisté aux lames si hautes que je n'y crois
pas de mes yeux. Tu es parti comme tu es venu, rapide et sournoise.
Il y a quelque temps, la flamme de l'horreur a pulvérisé
l'extraordinaire beauté de ma Montagne d'Arrée. Elle ne m'a laissée que des
cailloux blancs apparaître sous la lande, les bruyères, les ajoncs et autres vies florales. Le courlis, l'aigrette et
la buse cendrée n'ont plus de niches.
Cette chaleur me donne un spectacle de désolation.
Mon Arrée, n'est plus. Je n'y retournerai pas avec le même
regard. Je n'ai jamais connu ce paysage, je ne l'aimerais pas autant.
Quel plaisir avez-vous à dévaster tout sur votre passage ?
J'ai la sensation que ma fin de vie ne sera plus celle de mes
rêves, belle et calme.
Si tu continues à détruire cette beauté que le temps passé
m'avait donné, il n'en reste aucune chance que je puisse transmettre mon
savoir.
Mon amour, n'est plus. Il a changé de destination.
Promets-moi de ne plus me revenir car ce sera la fin du
monde

La Tradition
Kozeal etre Kaourintin hag Aotrou Person Bro Treger
AP : Penaos mar jeu, ma paour den ?
K : Allaz, ma spered e zo trist eo hag ar ma buhe zo distrujer. Velkoni ha velkoni, ma mab hag
ma tad, ma paotr hag ma plac’h zo marv.
AP : Benoz Doue gant c’harantez ha plijadure se. Ma ch’alon a zigor da viken, war an henchou
glaz hag melen e c’hapell nevez an Aotrou Doue.
K : Marteze te ha me zo c’haner ur son gant Alc’houderien hag Eostiged
AP : Dam ! Evel just! Kanerezeh ha danserezh, ar re yaouank hag ar re gozh ur dans trol!
K : Mad tre ! Sonerezh ivez?
AP : Ya, gant, vombard, treujeun n gaol, biniou braz ha boest an diaoul
K : War greisteiz plasenn marc’had hag war leur nevez an ti skol ar Menez Are
AP : Brav eo Kaourintin ! Istorour out marteze?
K : Nan , e’meus treuzkas
AP ET K : Deomp De’i
Traduction
Conversation entre Corentin et Monseigneur l’abbé du pays de Tréguier
AP : Comment vont les choses, mon pauvre homme ?
K : Oh mon esprit est triste et ma vie est détruite. Mélancolie et mélancolie. Mon fils et mon
père, mon garçon et ma fille sont morts.
AP : Que Dieu te bénisse avec amour et plaisir ! Mon coeur est parti à jamais sur les chemins
bleus et jaunes de la nouvelle chapelle de Monseigneur Dieu.
K : Peut être que toi et moi pouvons chanter la chanson avec les alouettes et les rossignols ?
AP : Pardieu, bien sûr ! Chanter et danser avec les jeunes et les anciens, une gavotte .
K : Très bien ! Sonner aussi
AP : Oui avec les bombardes, les clarinettes, l es grandes cornemuses et les accordéons.
K : Sur le milieu de la place du marché et sur l’aire nouvelle à la maison d’école des
Montagnes de l’Arrée ?
AP : Magnifique que tu es, Corentin ! Tu es historien peut être ?
K : Je partage et transmets.
A P ET K : Allons-y !

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